Call Me By Your Name d’André Aciman

Il y a quelques semaines quand j’ai commencé ce roman, je ne comprenais pas encore dans quoi je me lançais. Deux jours plus tard, en refermant ce bouquin, j’ai compris.. Un chamboulement immense, une histoire d’un autre temps, un bijou précieux. Et, si je devais résumer ma lecture en un seul mot, ce serait : INTENSE

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Italie. 1983. Comme tous les ans, Elio et ses parents accueillent dans leur maison sur la côte italienne un jeune universitaire censé assister le père d’Elio, éminent professeur de littérature. Cette année le choix c’est porté sur Oliver, jeune universitaire américain, dont le charme ne laisse personne de marbre. Au milieu de tout ça, Elio, 17 ans, se sent attiré par le professeur de philosophie, tout en séduisant Marzia, la voisine.

S’il y a du chagrin, chéris-le, et s’il y a une flamme, ne l’éteins pas, ne sois pas brutal avec elle.. Le manque peut être une chose terrible quand il nous tient éveillé la nuit, et voir les autres nous oublier plus vite qu’on ne voudrait être oublié n’est pas mieux.

Vous l’aurez compris cette histoire traite de l’homosexualité. Un sujet que l’on retrouvait jusqu’à présent très peu dans les romans, mais qui au fil du temps éclot petit à petit. L’année dernière j’ai lu (et plus qu’adoré) Carol de Patricia Highsmith sur le même sujet, mais là nous retrouvons deux hommes, et non deux femmes comme c’était le cas dans celui-ci.

Elio et Oliver s’apprivoisent au fil du roman. Ils se parlent, se fuient, puis laissent la passion prendre le dessus sur eux. On découvre alors une relation singulière, mêlant désir et nouveauté. Seulement l’été a une fin, et Oliver doit retourner aux Etats-Unis pour  la rentrée. Les deux garçons profitent alors des derniers jours qu’ils leurs restent, comme si une vie entière pouvait être vécu en quelques jours.

« Vous deux avez eu une belle amitié. »
[…]
« Tu es trop fin pour ne pas comprendre combien ce que vous avez eu tous les deux était rare, spécial.
– Oliver était Oliver, dis-je comme si cela résumait tout.
– Parce que c’était lui, parce que c’était moi », ajouta-t-il, citant ce qu’écrivit Montaigne pour expliquer son amitié avec Étienne de La Boétie.
Je pensais plutôt aux mots d’Émily Brontë : parce qu' »il est plus moi-même que je ne le suis. »

Lire ce roman m’a bouleversé. Autant pour l’histoire, les personnages, et les phrases qui souvent résonnaient en moi comme dans un puit sans fond. J’ai trouvé certaines réflexions très bien construites, mais surtout fortes en émotions. D’ailleurs, vous n’imaginez pas combien c’est dur pour moi de ne pas publier une dizaine d’extraits de ce roman !

La fin de l’histoire m’a happé, je ne m’attendais absolument pas à la tournure des événements. Cependant, j’ai beaucoup apprécié la construction de ce roman. On passe du temps où ils se sont rencontrés, et où Elio n’était encore qu’un adolescent, au moment où tout deux sont adultes et mènent leur vie. J’espérais secrètement une happy-end digne du nom « Call Me By your Name », mais je ne vous en dirais pas plus. Pour cela, il faudra le lire – ou regarder le film. Je vous laisse avec un dernier extrait !

Les gens qui lisent cachent ce qu’ils sont….et les gens qui se cachent n’aiment pas toujours ce qu’ils sont.

Marie

 

2 commentaires sur “Call Me By Your Name d’André Aciman

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