Francis Bacon, peintre de la tragédie

Il est l’un des artistes anglais les plus célèbres du XXème siècle, Francis Bacon est un peintre de la violence, de la cruauté et de la tragédie. Retour sur sa vie, l’artiste qu’il était, et quelques-unes de ses oeuvres. Belle découverte !

Sa vie

Francis Bacon est né le 28 octobre 1909 à Dublin de parents anglais. Enfant chétif et malade à cause de son asthme, il se retrouve rejeté de son foyer par son père à l’âge de 16 ans car celui-ci découvre son homosexualité et ses tendances fétichistes.

Il erre alors en Europe, et s’installe à Londres en 1928 et décide de devenir peintre après avoir découvert l’art de Pablo Picasso et l’influence des surréalistes. Seulement, ses débuts sont difficiles et ses premières expositions n’attirent guère de monde. Il n’est d’ailleurs pas retenu pour l’Exposition Internationale du Surréalisme en 1936 à son grand désarroi. Cependant, son art plutôt sombre plaît à de nombreux amateurs dont l’historien Herbert Read.

Dans les années 60, l’artiste rencontre George Dyer dans un bar à Londres et celui-ci devient rapidement son amant et modèle. Malheureusement, en 1972 George se suicide après huit ans de liaison. Ce drame inspire alors au peintre trois de ces triptyques les plus importants tels que « Trois portraits ».

Il est

Selon lui, son esprit est hanté par le vers d’Eschyle « l’odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux ». Ses oeuvres se déploient le plus souvent en grands triptyques mettant en scène ses proches, comme c’est le cas des Trois études de Lucian Freud (à voir un peu plus bas). De nombreux auteurs tels que Nietzche, Eliot ou encore Leiris lui ont inspiré des oeuvres et motifs, ceux-là partagent un même univers fait de poésie, où le terme de famille spirituelle peut être donnée.

Francis Bacon souffre de dépression s’accompagnant d’une importante tendance à l’autodestruction et à l’alcoolisme. Cette tendance l’a alors fait détruire un grand nombre de ses oeuvres. Parmi ses peintures, beaucoup relatent la violence ressentie par le peintre lors de la Seconde Guerre Mondiale, guerre à laquelle il n’a pu participer à cause de sa condition physique. C’est à cette époque qu’il a d’ailleurs commencé à peindre des triptyques.

Il a dit

« Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes. »

Il a fait
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Trois études de Lucian Freud (1969)

 

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Trois études pour un portrait de George Dyer (1964)

 

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Autoportrait (1969)

 

J’espère que ce type d’article vous a plu, il y en aura d’autres dans les semaines à venir sur de nombreux(ses) peintres. En attendant prenez soin de vous !

Marie

2 commentaires sur “Francis Bacon, peintre de la tragédie

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