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Portrait de la jeune fille en feu

Comment parler de ce film ? Brillant. Poétique. Passionnel. Artistique. Et la liste est encore longue de mots ne pouvant à peine décrire la beauté de cette oeuvre cinématographique réalisée par Céline Sciamma. 

Pour vous en dire plus sur le synopsis, nous sommes en 1770 sur une île bretonne. Marianne, une jeune peintre, doit réaliser le portrait d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent pour se marier. Seulement voilà, celle-ci ne souhaite pas se marier et refuse ainsi de poser en signe de résistance. Face à cette contestation, Marianne va devoir réaliser son portrait sans que celle-ci ne le sache. Elle devient alors sa dame de compagnie et la passion va lier les deux femmes à force de regards.

A cette époque lorsqu’une femme était promise à un homme, celui-ci demandait son portrait afin de mettre un visage sur le prénom de sa promise. En l’occurence c’est le cas d’Héloïse ici qui refuse de poser. Son futur mari, un milanais, ne peut ainsi pas la voir et « valider » en quelques sortes ce mariage. Et c’est là toute la complexité de la tâche de Marianne ; peindre sans avoir face à soi la personne pendant des heures. Elle doit ainsi se rappeler des traits de son visage, de la position de ses mains et des courbes de son corps. Pour cela sa seule solution est de réaliser de petits croquis lors de leurs sorties lorsqu’Héloïse s’éloigne d’elle.

Capture d’écran 2020-03-24 à 23.16.10

Une claque monumentale. Avant de le regarder je me doutais que c’était une grande oeuvre et que j’allais être subjuguée. Les actrices choisies, Adèle Haenel et Noémie Merlant, incarnent parfaitement leurs rôles et nous transportent dans cette relation passionnée dont on n’a pas envie de voir la fin. Céline Sciamma lors d’interviews a expliqué que le film a été écrit autour d’Adèle, qu’il est fait pour elle. Et en voyant sa performance dans le rôle d’Héloïse on ne peut que la croire. Adèle Haenel, Noémie Merlant et Luàna Bajrami incarnent la puissance de la femme et son combat.

« Portrait de la jeune fille en feu » est un film sur l’art et le féminisme au XVIIIème siècle. Céline Sciamma nous montre des couleurs, des émotions ainsi que des paysages fascinants. En effet, on retrouve une omniprésence de la mer et du feu tout au long du film. Ici, il n’est pas question de longs discours, mais de gestes et regards qui transmettent le message. On se croirait dans un tableau, ou alors c’est bien ça, ce film est un tableau. Deux heures d’une oeuvre spectaculaire, à admirer un tableau profond relatant de grands et forts sentiments.

portrait jeune fille en feu
Adèle Haenel et Noémie Merlant dans « Portrait de la jeune fille en feu »

Céline Sciamma avec « Portrait de la jeune fille en feu » a montré son immense talent et s’impose, je l’espère, dans ce milieu très masculin qu’est le cinéma français.

Marie

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