La familia grande, Camille Kouchner

Ce roman est le premier de Camille Kouchner. Pour un début, une chose est certaine : il a déjà marqué son temps. En moins d’un mois, l’ouvrage a été accueilli de manière explosive dans les médias et l’espace public. Nous allons voir pourquoi.

Écrit tel un exutoire, ce roman autobiographique n’a pas vocation à obtenir justice. Il fait état d’un cri du coeur de la part de son auteure, un cri retenu depuis de nombreuses années et qui avait bien besoin de sortir.

Camille Kouchner dépeint le portrait familial ; les grands-parents suicidés, la mère devenue une épave à la suite de la mort de sa propre mère et un beau-père ayant commis l’impensable. Le portrait que je dresse ne leur rend pas justice, mais ils n’ont pas toujours été comme ça, du moins pas tous.

La « familia grande » quel nom ! Chaque été, celle-ci se retrouvait à Sanary dans leur grande demeure. Familles, amis, enfants, parents, tout le monde était la bienvenue. Les récits de cette enfance sont joyeux, remplis de moments de bonheur. C’est lors de la mort de Paula Pisier, la grand-mère, que tout changera.

Evelyne Pisier, la mère, a été élevé avec la liberté de mai 68 comme crédo. Sans tabous, sans contrainte. Dès la mort de sa mère, elle perd elle-même son rôle de mère, enfoui dans son malheur. Comment dès ce moment les enfants peuvent-ils sans sortir ? L’inceste dont a été victime « Victor », le frère jumeau de l’auteure, à l’âge de 14 ans par leur beau-père, Olivier Duhamel, est une entrave à cette liberté défendue. Une honte de la part d’un adulte qui a profité de la confiance d’un enfant. La culpabilité ronge alors Camille, elle comprend qu’elle est complice, qu’elle n’a rien dit. Mais comment peut-on savoir à 14 ans ce qu’est l’inceste ? Comment savoir que ce n’est pas normal ?

La lecture n’a pas été facile, le sujet ne l’est pas. Il faut le lire pour comprendre, pour se mettre à la place de l’autre, pour voir ce qui se passe encore aujourd’hui sous nos yeux sans le savoir.

Vous pouvez retrouver ma critique écrite pour Artistik Rezo avec davantage de précisions si cela vous intéresse.

Marie

Par Marie

21 ans- étudiante, souriante et pleine de vie, je suis toujours accompagnée d'un crayon pour noter mes pensées, mais également d'un livre.

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