Le consentement, Vanessa Springora

Depuis sa sortie le 2 janvier 2020, ce livre écrit par Vanessa Springora a beaucoup fait parler de lui. Il a notamment gagné le grand prix des lectrices Elle document et celui du prix Jean-Jacques Rousseau la même année. Rien que ça.

Si vous cherchez un roman à l’eau de rose, une histoire d’amour ou une histoire divertissante, passez votre route. Ici, nous sommes loin de l’histoire romancée mais nous sommes confronté(e)s à la réalité. La pure. La dure. Celle de Vanessa se retrouvant dès l’âge de 13 ans sous l’emprise de l’écrivain Gabriel Matzneff de 37 ans son ainé.

Lecture complexe mais nécessaire, nous suivons Vanessa du jeune âge où elle le rencontre jusqu’à ce jour. Découpé en six chapitres, le récit se fait progressif tout comme l’ont été son emprise et sa prise de conscience. C’est un processus. De la rencontre à la résilience, en passant par la dépression, toutes les étapes sont décortiquées.

Quand on regarde la définition du mot « consentement », on tombe sur : action de donner son accord à une action, à un projet ; acquiescement, approbation, assentiment. Pour cela, nous devons être conscients et éveillé(e)s. Le consentement en question ici est non éclairé. Comment à l’âge de 13-14 ans que la « personne que l’on aime » est un pédophile ? Comment une mère et un père peuvent laisser cela arriver et défendre l’homme qui a abusé de leur enfant lorsqu’il se fait jeté ? Tout cela m’a révolté !

Pourquoi une adolescente de quatorze ans ne pourrait-elle aimer un monsieur de trente-six ans son aîné ? Cent fois, j’avais retourné cette question dans mon esprit. Sans voir qu’elle était mal posée, dès le départ. Ce n’est pas mon attirance à moi qu’il fallait interroger, mais la sienne. »

Mai 68 a été une libération pour beaucoup mais après mes deux dernières lectures, j’observe surtout que ça a également été une « excuse » pour commettre des horreurs. Oui, les adolescents ont droit à la liberté sexuelle, mais non, ils ne faut pas confondre cette liberté avec une invitation à faire tout ce que l’on souhaite quand on est un adulte et que l’on a face à soi un enfant.

Ce récit est une libération pour son auteure, c’est la mise au tombeau de l’emprise de ce prédateur afin de commencer à vivre réellement. Il aura fallu énormément de courage à Vanessa pour s’en sortir, c’est une battante, et ce livre est d’une force incroyable. Je pense que tout le monde devrait le lire, y compris les adolescents(e)s.

Marie

Par Marie

21 ans- étudiante, souriante et pleine de vie, je suis toujours accompagnée d'un crayon pour noter mes pensées, mais également d'un livre.

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