L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan

A sa sortie en 2018, je suis allée voir son adaptation cinématographique, « My Lady » avec Emma Thompson. Je l’ai tout de suite trouvé fascinant et marquant. Aujourd’hui, j’ai eu envie de me plonger dans le roman et je n’ai pas été déçu. Parlons en.

Nous suivons Fiona Maye, une juge spécialisée en droit de la famille totalement investie et passionnée par son travail. Elle se retrouve sur l’affaire Adam Henry, un adolescent de 17 ans atteint de leucémie dont les croyances religieuses lui interdisent la transfusion sanguine dont il a besoin pour rester en vie. C’est alors à Fiona de trancher entre le souhait de l’hôpital et celui d’Adam et ses parents.

Ici, My Lady, Fiona, écoute en premier lieu les deux parties avant de se rendre au chevet de l’adolescent. En le rencontrant, toutes ses pensées et décisions en sont troublées. Elle se rend compte de l’intelligence et la joie de vivre dont fait preuve le garçon alors que sans une intervention sanguine il risque de mourir sous peu. Une vision quelque peu déconcertante.

Quand un tribunal se prononce sur une question relative à l’éducation d’un mineur, l’intérêt de l’enfant doit être la priorité absolue de la cour.

Article I (a), Children Act (1989)

Aborder les croyances religieuses, et notamment ses interdictions, est un sujet délicat. Devoir incarner la justice et décider de l’intérêt de l’enfant l’est encore plus. Lorsqu’un adolescent prend une décision selon les croyances religieuses qu’on lui a inculqué, il est nécessaire d’évaluer sa connaissance et ses propres croyances. Est-ce qu’il suit ce que ses parents et l’autorité religieuse lui dictent, ou est-ce qu’il est prêt à risquer sa vie par foi ? Il y a une subtilité à éclairer, et l’intérêt de l’enfant a également prendre en compte.

Dans ce roman, on alterne entre la triste vie de Fiona pour qui rien ne va plus avec son mari ce qui la pousse à corps perdu dans cette affaire, et celle d’Adam, un adolescent intelligent et ambitieux qui se dit prêt à tout sacrifier par foi. Le contraste est assez troublant.

Pour conclure, Ian McEwan nous livre ici un histoire complexe où l’on se retrouve à soi-même revoir ses propres jugements. A méditer.

Marie

Par Marie

21 ans- étudiante, souriante et pleine de vie, je suis toujours accompagnée d'un crayon pour noter mes pensées, mais également d'un livre.

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