Revue – Benedetta (2021)

Réalisé par Paul Verhoeven, Benedetta est l’adaptation cinématographique du livre « Soeur Benedetta, entre sainte et lesbienne » de Judith C. Brown.

Sélectionné parmi les films en lice pour la Palme d’Or du Festival de Cannes, Benedetta compte un casting de qualité ! Virginie Efira, Charlotte Rampling, ou encore la révélation Daphné Patakia.

Charlotte Rampling en révérende mère Felicita

Inspiré de l’histoire de la nonne italienne accusée de mysticisme et d’homosexualité au XVIIe siècle en pleine période où la peste ravageait le pays, Benedetta m’a laissé sans mots.

La complexité du personnage de Benedetta Carlini, à la fois dévouée à « son époux » le Christ comme elle l’appelle et désireuse d’une sexualité lesbienne, est remplie de paradoxes et d’impossibilités. Verhoeven la présente alors telle une nonne conquérante.

La relation entre le corps et l’esprit est omniprésente tout au long du film. Dans la religion chrétienne, une femme, et encore moins une religieuse, ne doit pas montrer son sein à une autre personne. Elle doit porter des vêtements ample, se couvrir, et ne laisser aucune imagination possible de ce qui se trouve sous sa robe. Ici, Benedetta a ce besoin d’explorer son corps, il l’attire autant qu’il lui fait peur. Comme la revue « La septième obsession » le dit si bien, « sein et saint » ne font qu’un pour elle, notamment à la suite d’un événement survenue lors de sa première nuit au couvant.

Daphné Patakia et Virginie Efira en Bartolomea et Benedetta

Pour ce qui est de la polémique vis-à-vis des scènes sexuelles, très peu présentes dans le film, je dirais qu’il faut tenir compte du contexte historique en question. Le réalisateur les met à l’écran de manière quasi grotesques, même l’actrice l’a dit lors d’une interview, avec de courtes scènes allant dans le cliché. Personnellement, cela ne m’a pas dérangé. Voir deux nonnes attirées l’une par l’autre alors qu’elles sont vouées à Dieu, et ne savent rien des rapports charnels, est loufoque. Ça paraît incongru. Alors si ces scènes étaient très réalistes j’aurai été davantage surprise.

Verhoeven pousse , selon moi, le grotesque et la critique avec humour. C’est un parti pris !

En bref, j’ai bien aimé ce film. Le personnage complexe, et complètement incertain de Benedetta, est divinement bien incarné par Virginie Efira. Je vous conseillerai de le voir pour vous faire votre propre avis sur celui-ci.

Marie

Par Marie

21 ans- étudiante, souriante et pleine de vie, je suis toujours accompagnée d'un crayon pour noter mes pensées, mais également d'un livre.

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